La sous-traitance est l'un des angles morts les plus dangereux d'un dossier Qualiopi. Un organisme de formation peut avoir un système qualité irréprochable sur ses propres actions et se faire épingler sur une seule formation confiée à un tiers, parce qu'il n'a rien tracé de cette délégation. La logique de l'audit ne change pourtant pas : ce n'est pas parce que vous n'avez pas animé la session vous-même que vous êtes déchargé de la démontrer conforme. Au contraire — vous restez le donneur d'ordre, et c'est vous qui répondez de la qualité devant l'auditeur comme devant le financeur.

Le problème, c'est que la sous-traitance mélange trois logiques que beaucoup d'organismes confondent : une logique juridique (qui est responsable de quoi), une logique qualité (comment prouver la conformité au Référentiel National Qualité) et une logique de financement (ce que le CPF, un OPCO ou France Travail acceptent de prendre en charge). Une pratique parfaitement légale sur le plan commercial peut être irrégulière au regard des règles de financement, et un montage acceptable pour un OPCO peut être interdit sur le CPF. Confondre ces trois plans, c'est prendre le risque d'une non-conformité en audit et, plus grave, d'un refus ou d'un remboursement de prise en charge.

Ce guide traite la sous-traitance de A à Z : définition dans le cadre Qualiopi, distinction avec le portage salarial et le simple recours à un formateur indépendant, obligations respectives du donneur d'ordre et du sous-traitant, indicateur 27 et autres indicateurs du RNQ concernés, contrat de sous-traitance clause par clause, déclaration au financeur, cas limites (sous-traitant non certifié, cascade dite « de rang 2 », RGPD) et enfin une checklist d'audit avec les preuves attendues pour chaque point. L'objectif : que vous sachiez exactement quoi contractualiser, quoi tracer et quoi présenter le jour de l'audit.

Sommaire de l'article
  1. La sous-traitance au sens Qualiopi : de quoi parle-t-on ?
  2. Sous-traitance, portage salarial, formateur indépendant : bien distinguer
  3. Le sous-traitant doit-il être certifié Qualiopi ?
  4. Obligations du donneur d'ordre et du sous-traitant
  5. L'indicateur 27 et les autres indicateurs concernés
  6. Le contrat de sous-traitance : clauses commentées
  7. Responsabilité, traçabilité et déclaration au financeur
  8. Cas limites : non-certifié, cascade, RGPD
  9. Ce que vérifie l'auditeur : checklist par preuve
  10. Mettre en place une sous-traitance conforme sans y passer ses nuits

01La sous-traitance au sens Qualiopi : de quoi parle-t-on ?

La sous-traitance de formation, c'est le fait pour un organisme titulaire d'un contrat (avec un client, une entreprise ou un financeur) de confier tout ou partie de la réalisation pédagogique de cette prestation à un tiers. L'organisme qui a signé le contrat initial est le donneur d'ordre ; le tiers qui exécute est le sous-traitant. Ce montage est parfaitement licite dans le secteur de la formation professionnelle continue, à condition d'être encadré, tracé et transparent vis-à-vis du financeur.

La certification Qualiopi découle du Référentiel National Qualité fixé par le décret n°2019-565 du 6 juin 2019, structuré en 7 critères et 32 indicateurs. Ce référentiel s'applique à tout prestataire d'actions concourant au développement des compétences qui souhaite mobiliser des fonds publics ou mutualisés. La sous-traitance n'y échappe pas : dès lors qu'une partie de l'action est réalisée par un tiers, le référentiel prévoit un indicateur dédié — l'indicateur 27 — et impose au donneur d'ordre de garantir la conformité de l'ensemble, y compris la partie déléguée.

À retenirLe point de bascule est simple à retenir : qui contractualise avec le financeur porte la responsabilité qualité de toute la prestation, y compris de la part sous-traitée. La certification et le financement ne se « sous-traitent » jamais — seule l'exécution pédagogique peut l'être, sous le contrôle et la responsabilité du donneur d'ordre.

Il faut distinguer deux situations très différentes que les organismes rangent trop souvent dans la même case. Dans le premier cas, un organisme confie une session entière ou un module à un autre organisme de formation qui dispose de sa propre structure, de ses propres formateurs et éventuellement de sa propre certification : c'est une sous-traitance « pleine ». Dans le second cas, un organisme fait intervenir un formateur indépendant pour animer, en son nom, une formation qu'il a lui-même conçue, vendue et dont il assure le suivi administratif : la frontière entre sous-traitance et simple recours à un intervenant est ici beaucoup plus fine, et elle a des conséquences concrètes sur ce que l'auditeur attend.

Cette distinction n'est pas théorique. Selon les analyses partagées par les acteurs de référence du secteur, un intervenant qui se contente d'apporter son expertise et sa force de travail dans une action pilotée de bout en bout par l'organisme — conception, contractualisation avec le stagiaire, évaluation, suivi — n'est pas nécessairement dans une logique de sous-traitance appelant les mêmes exigences qu'un organisme qui exécuterait l'action en son propre nom. À l'inverse, dès que le tiers réalise l'action « pour le compte » du donneur d'ordre en mobilisant sa propre organisation, l'indicateur 27 s'applique pleinement. Pour bien poser ces bases, il est utile d'avoir en tête l'architecture complète du référentiel : notre guide des 32 indicateurs Qualiopi expliqués un par un détaille chaque exigence, et la sous-traitance vient s'y greffer comme une couche supplémentaire de preuves.

02Sous-traitance, portage salarial, formateur indépendant : bien distinguer

Trois montages coexistent sur le marché et sont régulièrement confondus. Pourtant, le régime juridique, la facturation et les preuves attendues diffèrent nettement. Poser la bonne qualification dès le départ évite de devoir « réparer » un dossier en catastrophe la veille de l'audit.

La sous-traitance pédagogique

C'est un contrat commercial de prestation de services entre deux entités juridiques : le donneur d'ordre (organisme certifié titulaire du contrat et du financement) et le sous-traitant (organisme ou travailleur indépendant). Le sous-traitant facture le donneur d'ordre, jamais le financeur. Le donneur d'ordre facture, lui, le client final ou le financeur, et reste seul responsable de la qualité de l'action. C'est la situation visée en priorité par l'indicateur 27 du RNQ.

Le portage salarial de formateurs

Dans le portage salarial, le formateur n'est pas un prestataire indépendant : il est salarié d'une société de portage salarial, laquelle facture l'organisme de formation client. Le portage salarial est un dispositif encadré par le Code du travail (articles L1254-1 et suivants). Du point de vue de Qualiopi, l'indicateur 27 vise explicitement la sous-traitance et le portage salarial : dans les deux cas, l'organisme donneur d'ordre doit s'assurer que l'intervenant respecte les exigences applicables du référentiel. La différence est juridique (relation de travail portée versus prestation commerciale) mais l'obligation de vérification qualité reste la même.

Le recours à un formateur indépendant

Faire intervenir un formateur indépendant (micro-entrepreneur, profession libérale, gérant) sur une action que l'organisme conçoit et pilote entièrement relève d'un contrat de prestation de services. Selon que ce formateur exécute simplement une animation encadrée ou qu'il réalise l'action « en son nom », on se situe plutôt dans une logique de mobilisation d'intervenant (indicateurs 18 et 21) ou dans une logique de sous-traitance (indicateur 27). Dans le doute, mieux vaut appliquer le régime le plus exigeant : contractualiser clairement et tracer la vérification des compétences.

MontageNature juridiqueQui facture quiIndicateurs RNQ mobilisés
Sous-traitance pédagogiqueContrat commercial de prestation de services entre deux structuresLe sous-traitant facture le donneur d'ordre ; le donneur d'ordre facture le financeur27 (principal) + 18, 21, 17
Portage salarialLe formateur est salarié porté ; la société de portage facture l'OFLa société de portage facture l'OF ; l'OF facture le financeur27 (visé explicitement) + 18, 21
Formateur indépendant (animation encadrée)Prestation de services, action pilotée par l'OFLe formateur facture l'OF18, 21 (et 27 si exécution « en son nom »)

Ce tableau n'a rien d'anecdotique pour l'audit. L'auditeur commence souvent par demander : « Qui a réellement délivré cette formation, et à quel titre ? » Selon votre réponse, il n'attendra pas les mêmes preuves. Confondre un formateur salarié porté avec un sous-traitant indépendant, ou l'inverse, révèle immédiatement un défaut de maîtrise du sujet et invite l'auditeur à creuser. Pour sécuriser en amont la relation contractuelle avec le stagiaire et le financeur, la convention de formation professionnelle doit rester cohérente avec le montage réellement pratiqué.

03Le sous-traitant doit-il être certifié Qualiopi ?

C'est LA question qui revient systématiquement, et la réponse tient en une phrase suivie de trois nuances. En principe, le sous-traitant n'a pas à être lui-même certifié Qualiopi : c'est le donneur d'ordre, titulaire de la certification et du financement, qui reste responsable de la conformité de la prestation au référentiel. Le sous-traitant n'a pas de relation directe avec le financeur, ne facture pas le financeur, et n'a donc pas besoin d'être certifié pour ce seul motif.

Mais cette règle générale connaît des tempéraments importants qu'il faut connaître avant de signer quoi que ce soit.

  • Le donneur d'ordre doit s'assurer de la conformité du sous-traitant aux indicateurs applicables. Ne pas être certifié ne veut pas dire ne pas être conforme : le donneur d'ordre doit vérifier, documents à l'appui, que le sous-traitant respecte les exigences du référentiel pour la part qu'il exécute (compétences des formateurs, moyens, adaptation aux publics, etc.).
  • Les règles de financement priment. Un financeur peut imposer ses propres conditions, plus strictes que le seul RNQ. C'est particulièrement vrai sur le CPF, où la sous-traitance est encadrée de façon renforcée (voir section 8), et où certains montages sont interdits même si le référentiel Qualiopi ne les proscrit pas en lui-même.
  • Si le sous-traitant est un organisme de formation, il a ses propres obligations. Un sous-traitant qui exerce par ailleurs une activité de formation en son nom propre doit disposer de son numéro de déclaration d'activité (NDA) et respecter ses propres obligations déclaratives et comptables — indépendamment de la relation de sous-traitance.
AttentionExiger la certification Qualiopi de votre sous-traitant n'est pas obligatoire, mais cela ne vous décharge jamais de votre responsabilité. Beaucoup d'organismes croient qu'en sous-traitant à un partenaire lui-même certifié, ils « transfèrent » le risque qualité. C'est faux : la non-conformité éventuelle vous sera notifiée à vous, donneur d'ordre. La certification du sous-traitant est un confort de preuve, pas un bouclier juridique.

En pratique, faire appel à un sous-traitant déjà certifié Qualiopi simplifie considérablement la constitution du dossier : vous pouvez alors vous appuyer sur son certificat en cours de validité comme élément de preuve de sa maîtrise qualité, tout en conservant vos propres traces de suivi. C'est une bonne pratique recommandable dès que la part sous-traitée est significative. Mais lorsque vous mobilisez un formateur indépendant pour une animation ponctuelle, exiger une certification serait disproportionné : la vraie exigence, c'est la traçabilité de la vérification de ses compétences.

04Obligations du donneur d'ordre et du sous-traitant

La répartition des rôles est asymétrique : le donneur d'ordre concentre l'essentiel des obligations vis-à-vis de l'extérieur (financeur, auditeur, stagiaire), tandis que le sous-traitant s'engage principalement vis-à-vis du donneur d'ordre, par contrat. Détaillons.

Obligations du donneur d'ordre

  • Sélectionner et vérifier le sous-traitant avant de contractualiser : vérification des compétences, de l'expérience, des références et, le cas échéant, du certificat Qualiopi ou du NDA.
  • Contractualiser par écrit la prestation déléguée, avant son démarrage, avec un périmètre et des exigences qualité clairs (voir section 6).
  • Garantir la conformité au RNQ de l'ensemble de la prestation, y compris de la part exécutée par le tiers.
  • Assurer la transparence vis-à-vis du financeur : ne jamais dissimuler le recours à la sous-traitance, respecter les règles de déclaration propres à chaque financeur.
  • Suivre et évaluer la prestation sous-traitée : recueil des appréciations, contrôle de la réalisation, gestion des écarts, capitalisation.
  • Conserver l'ensemble des preuves : contrat, vérification des compétences, émargements, évaluations, bilan de la prestation.

Obligations du sous-traitant

  • Respecter les exigences du référentiel pour la part qu'il exécute, telles que définies dans le contrat.
  • Fournir les preuves nécessaires au donneur d'ordre : justificatifs de compétences des formateurs, supports, émargements, évaluations.
  • Respecter les obligations RGPD en tant que sous-traitant de données au sens de l'article 28 du RGPD (voir section 8).
  • Respecter la confidentialité et ne pas facturer directement le financeur.
  • Ne pas sous-traiter à son tour sans l'accord exprès du donneur d'ordre, et jamais lorsque le financeur l'interdit.
À retenirUne bonne règle mnémotechnique : le sous-traitant fournit la matière première de la preuve (compétences, émargements, évaluations), mais c'est le donneur d'ordre qui assemble et présente le dossier. Si le sous-traitant est un maillon défaillant qui ne transmet rien, c'est votre audit qui trinque. D'où l'importance de contractualiser la transmission des preuves, avec des délais.

Cette asymétrie explique pourquoi il est essentiel d'organiser en amont le flux de preuves. Un sous-traitant qui anime une session en mars et transmet ses émargements en novembre, à la demande pressante du donneur d'ordre paniqué avant l'audit, produit un dossier fragile et souvent incohérent sur les dates. À l'inverse, un flux organisé — dépôt des documents dans un espace partagé au fil de l'eau — transforme la sous-traitance en simple extension de votre système qualité. La dématérialisation des documents de l'organisme est ici un levier direct : centraliser les preuves de sous-traitance dans le même circuit que vos propres documents évite les silos et les oublis.

05L'indicateur 27 et les autres indicateurs concernés

La sous-traitance n'est pas cantonnée à un seul indicateur. Un seul lui est spécifiquement dédié — l'indicateur 27 — mais plusieurs autres sont mobilisés en pratique, parce que la prestation sous-traitée doit respecter la même exigence de qualité que si vous l'aviez réalisée vous-même.

Indicateur 27 — le cœur du sujet

L'indicateur 27 relève du critère 6 (« Inscription dans son environnement professionnel »). Il vise le cas où le prestataire fait appel à la sous-traitance ou au portage salarial et lui impose de s'assurer du respect de la conformité au référentiel national qualité pour la partie confiée. Concrètement, l'auditeur attend la démonstration que vous avez, dans l'ordre : identifié et sélectionné le sous-traitant sur des critères de compétence, contractualisé la prestation, transmis vos exigences qualité, suivi et évalué la réalisation, et géré les éventuels écarts. Autrement dit, l'indicateur 27 est un processus complet, de la sélection au bilan, pas une simple case à cocher.

Processus de sous-traitance conforme : sélection, contrat, exigences qualité, suivi et bilan
L'indicateur 27 attend un processus complet : sélection, contractualisation, transmission des exigences, suivi et évaluation de la prestation sous-traitée.

Les indicateurs mobilisés « par ricochet »

Parce que la part sous-traitée reste soumise au même niveau d'exigence, plusieurs indicateurs du tronc commun s'appliquent à elle :

IndicateurObjetCe que l'auditeur regarde côté sous-traitance
17Moyens humains, techniques et pédagogiquesQue les moyens mobilisés par le sous-traitant existent réellement et sont adaptés
18Coordination des intervenantsLa coordination entre le donneur d'ordre et les formateurs (y compris sous-traitants et portés)
21Compétences des intervenantsLa vérification formalisée des compétences du formateur sous-traitant au regard des objectifs
27Sous-traitance et portage salarialLe processus complet : sélection, contrat, exigences, suivi, évaluation, gestion des écarts
30 & 31Appréciations et réclamationsQue la satisfaction et les réclamations portant sur la part sous-traitée sont recueillies et traitées

Un point est souvent négligé : la déclaration explicite d'absence de sous-traitance. Si vous ne sous-traitez pas, l'indicateur 27 ne vous concerne pas — mais votre documentation qualité doit le mentionner clairement, par une phrase du type « L'organisme ne recourt pas à la sous-traitance pédagogique ni au portage salarial. » C'est l'absence de cette mention, plus que l'absence de sous-traitance elle-même, qui génère parfois une observation. Pour comprendre comment ces indicateurs se traduisent en pièces concrètes, notre guide des preuves Qualiopi indicateur par indicateur décrit les justificatifs attendus, y compris pour l'indicateur 27.

AttentionNe cochez jamais l'indicateur 27 « pour la forme » si vous sous-traitez réellement. Un contrat de sous-traitance produit sans aucune trace de sélection préalable, sans exigences qualité transmises et sans bilan de la prestation est un dossier incomplet : l'auditeur relèvera que le processus n'est pas maîtrisé, même si le contrat existe.

06Le contrat de sous-traitance : clauses commentées

Le contrat est la pièce maîtresse. Il matérialise à la fois la relation commerciale, la répartition des responsabilités et l'engagement qualité. Un contrat de sous-traitance de formation robuste doit, au minimum, contenir les clauses suivantes. Voici un modèle commenté, clause par clause, à adapter à votre situation (et à faire valider par un conseil juridique pour les enjeux importants).

  1. Identification des parties. Raison sociale, forme juridique, SIRET, adresse, et pour un sous-traitant organisme de formation, son NDA. Commentaire : c'est ce qui permet à l'auditeur de vérifier immédiatement « qui fait quoi » et d'écarter l'ambiguïté sur le statut du sous-traitant.
  2. Objet et périmètre exact de la prestation déléguée. Intitulé de l'action, modules concernés, volume horaire, public, lieu, dates. Commentaire : un périmètre flou (« prestations de formation diverses ») est inexploitable en audit ; il faut pouvoir relier le contrat à une session identifiable.
  3. Rappel de la responsabilité du donneur d'ordre. Une clause précisant que le donneur d'ordre demeure seul responsable vis-à-vis du client final et du financeur, et titulaire du financement. Commentaire : cette clause clarifie que le sous-traitant n'a aucune relation directe avec le financeur.
  4. Engagement de conformité au RNQ. Le sous-traitant s'engage à respecter les indicateurs applicables du Référentiel National Qualité pour la part qu'il exécute, et à fournir les preuves correspondantes. Commentaire : c'est la clause qui « fait descendre » l'exigence Qualiopi jusqu'au sous-traitant.
  5. Objectifs pédagogiques et modalités à respecter. Reprise des objectifs, du programme, des modalités d'évaluation et des supports imposés. Commentaire : garantit la cohérence entre ce qui est vendu au stagiaire et ce qui est réellement délivré.
  6. Transmission des preuves et délais. Liste précise des documents à remettre (émargements, évaluations, attestations, justificatifs de compétences) et délais de transmission. Commentaire : c'est la clause qui vous évite de courir après les preuves avant l'audit.
  7. Suivi et évaluation de la prestation. Modalités de suivi par le donneur d'ordre, points d'étape, critères d'évaluation de la prestation du sous-traitant. Commentaire : matérialise le volet « suivi » de l'indicateur 27.
  8. Protection des données (RGPD). Clause de sous-traitance de données au sens de l'article 28 du RGPD : finalités, durée, mesures de sécurité, sort des données en fin de contrat. Commentaire : obligatoire dès que le sous-traitant traite des données de stagiaires.
  9. Confidentialité et propriété intellectuelle. Confidentialité des informations échangées et sort des supports pédagogiques créés. Commentaire : évite les litiges sur la réutilisation des contenus.
  10. Encadrement de la sous-traitance en cascade. Interdiction ou autorisation préalable écrite de re-sous-traiter, avec rappel des interdictions du financeur (notamment CPF). Commentaire : verrou essentiel pour éviter une cascade non maîtrisée (voir section 8).
  11. Conditions financières. Prix, modalités de facturation (le sous-traitant facture le donneur d'ordre), échéances. Commentaire : la facturation doit refléter le montage réel, sous peine de requalification.
  12. Durée, résiliation et gestion des manquements. Durée, conditions de résiliation, pénalités éventuelles en cas de manquement aux obligations qualité. Commentaire : donne au donneur d'ordre un levier en cas de sous-traitant défaillant.
À retenirUn contrat de sous-traitance conforme se reconnaît à trois réflexes : il est signé avant le début de la prestation, il est rattachable à une session identifiable, et il fait redescendre l'exigence Qualiopi jusqu'au sous-traitant avec une obligation de fournir les preuves. Un contrat générique signé « pour la forme », sans lien avec une action réelle, ne protège personne.
Contrat de sous-traitance de formation avec ses clauses obligatoires signé avant le début de la prestation
Un contrat signé avant le démarrage, rattaché à une session précise et intégrant une clause RGPD article 28 : les trois marqueurs d'un contrat de sous-traitance solide.

Attention à ne pas confondre ce contrat de sous-traitance avec la convention conclue avec le stagiaire ou l'entreprise cliente. Ce sont deux documents distincts : la convention lie l'organisme (donneur d'ordre) au bénéficiaire ou au financeur ; le contrat de sous-traitance lie l'organisme au tiers exécutant. Les deux doivent coexister et être cohérents entre eux, notamment sur les intitulés, la durée et les objectifs.

07Responsabilité, traçabilité et déclaration au financeur

La responsabilité est le point sur lequel le plus d'organismes se trompent. Répétons-le clairement : en cas de non-conformité relevée sur une action sous-traitée, c'est le donneur d'ordre qui répond, devant l'auditeur comme devant le financeur. Le certificateur notifie la non-conformité à l'organisme certifié qui a contractualisé la prestation, pas au sous-traitant. Le contrat peut prévoir un recours du donneur d'ordre contre un sous-traitant défaillant, mais cela reste une affaire privée entre les deux parties, sans effet sur votre responsabilité vis-à-vis de l'extérieur.

La traçabilité : preuve de bout en bout

La traçabilité d'une action sous-traitée doit être aussi complète que pour une action réalisée en interne. Cela signifie que, pour la part sous-traitée, vous devez pouvoir présenter : la sélection du sous-traitant, le contrat signé en amont, la vérification des compétences du ou des formateurs, les supports utilisés, les émargements et preuves d'assiduité, les évaluations des acquis, les attestations, ainsi que le recueil de satisfaction et le traitement d'éventuelles réclamations. En clair, la sous-traitance ne réduit pas le volume de preuves — elle le déplace vers le sous-traitant, à charge pour vous de le rapatrier.

La déclaration au financeur

Les modalités varient selon le financeur, et c'est là que les erreurs coûtent cher :

  • OPCO. Le recours à la sous-traitance et l'identité du sous-traitant doivent être transparents dans le dossier de prise en charge. Certains OPCO exigent une information préalable, voire un accord, et vérifient la cohérence entre l'organisme financé et l'organisme qui exécute. En cas de contrôle, un montage non déclaré peut entraîner un refus ou un remboursement.
  • CPF (via EDOF, plateforme gérée par la Caisse des Dépôts). La sous-traitance est encadrée de façon renforcée : l'organisme référencé doit déclarer ses sous-traitants et respecter les plafonds et interdictions réglementaires (voir section 8). C'est le montage le plus surveillé.
  • France Travail, Régions. Les conventions et marchés publics prévoient fréquemment leurs propres clauses sur la sous-traitance, parfois plus restrictives que le droit commun. Lisez toujours le cahier des charges.
AttentionNe jamais faire apparaître le sous-traitant comme l'organisme financé. C'est le donneur d'ordre, titulaire du financement, qui facture le financeur et le stagiaire ; le sous-traitant facture uniquement le donneur d'ordre. Inverser ce circuit — par exemple laisser le sous-traitant émettre l'attestation ou facturer directement l'OPCO — est une irrégularité qui peut être relevée aussi bien par l'auditeur que par un contrôle du financeur, avec un risque de remboursement.

Le volet financier de la sous-traitance a aussi un impact sur votre trésorerie et votre pilotage. Comme vous encaissez le financement et rémunérez le sous-traitant, tout retard de paiement du financeur se répercute sur votre capacité à honorer vos partenaires. Nos ressources sur les relances des financeurs et OPCO en cas d'impayé et sur le tableau de bord de pilotage d'un organisme de formation aident à garder la maîtrise de ce circuit financier, particulièrement sensible quand une part de l'activité est sous-traitée.

08Cas limites : sous-traitant non certifié, cascade, RGPD

C'est sur les cas limites que se jouent la plupart des mauvaises surprises. Les concurrents restent souvent théoriques ; voici le traitement concret des trois situations qui posent le plus de problèmes.

Le sous-traitant non certifié Qualiopi

Rien n'interdit, sur le plan du RNQ, de sous-traiter à un tiers non certifié : la responsabilité qualité reste au donneur d'ordre. Mais l'absence de certification alourdit votre charge de preuve. Vous devez alors documenter vous-même, de façon renforcée, la vérification des compétences du sous-traitant, l'adéquation de ses moyens et le respect des exigences pédagogiques. Concrètement, plus votre sous-traitant est « léger » sur le plan qualité, plus votre dossier de suivi doit être étoffé. Vérifiez également la règle du financeur : sur certains dispositifs, l'exigence de certification peut être imposée au sous-traitant.

La sous-traitance en cascade (rang 2)

La sous-traitance en cascade désigne le cas où un sous-traitant sous-traite à son tour à un « sous-traitant de rang 2 ». Le référentiel Qualiopi ne l'interdit pas explicitement, mais elle est fortement déconseillée : chaque maillon supplémentaire dilue la traçabilité et éloigne le donneur d'ordre de la réalité de l'exécution. Surtout, pour les formations financées via le CPF, la sous-traitance fait l'objet d'un encadrement renforcé qui interdit notamment le recours à un sous-traitant de rang 2. Autrement dit, un organisme référencé sur EDOF ne peut pas confier une action à un sous-traitant qui la re-sous-traiterait. Avant toute cascade, vérifiez impérativement les règles applicables au financeur concerné : ce qui peut être toléré sur un financement d'entreprise en direct est en principe proscrit sur le CPF.

À retenirLa règle prudente à appliquer par défaut : interdisez contractuellement la re-sous-traitance, sauf accord écrit préalable de votre part, et proscrivez-la totalement sur les actions financées par le CPF. Cette simple clause vous évite de découvrir, le jour de l'audit ou d'un contrôle, qu'un formateur inconnu de vous est intervenu sur une action dont vous êtes responsable.

Le RGPD entre donneur d'ordre et sous-traitant

Dès qu'un sous-traitant traite des données personnelles de stagiaires pour votre compte (identité, coordonnées, résultats d'évaluation, éventuelles données de santé pour l'accessibilité), il agit comme sous-traitant de données au sens de l'article 28 du RGPD. Cela impose un contrat ou un acte juridique encadrant ce traitement : finalités, catégories de données, durée de conservation, mesures de sécurité, sous-traitance ultérieure interdite ou encadrée, sort des données en fin de mission (restitution ou suppression). Attention à ne pas confondre les deux notions de « sous-traitance » qui portent le même nom : la sous-traitance pédagogique (au sens Qualiopi) et la sous-traitance de données (au sens RGPD) se superposent souvent, mais répondent à des exigences distinctes qu'il faut traiter séparément dans vos contrats. Pour aller plus loin sur ce volet, consultez notre guide RGPD pour organisme de formation : les données stagiaires.

AttentionUne clause RGPD absente du contrat de sous-traitance est une double faille : elle vous expose au titre du RGPD (dont le manquement peut être sanctionné par la CNIL) et affaiblit votre dossier Qualiopi, car la protection des données participe de la qualité de la prestation. Ne considérez jamais la clause de l'article 28 comme une formalité optionnelle.

09Ce que vérifie l'auditeur : checklist par preuve

Le jour de l'audit, l'auditeur ne se contente pas de constater que vous sous-traitez : il déroule un raisonnement en escalier et attend une preuve à chaque marche. Voici, indicateur par indicateur, ce qu'il regarde et la preuve à sortir du dossier. Cette checklist est spécifique à la sous-traitance — elle vient s'ajouter à la préparation générale de votre audit de surveillance Qualiopi.

Étape / indicateurQuestion de l'auditeurPreuve à présenter
Sélection (ind. 27)Comment avez-vous choisi ce sous-traitant ?Grille ou note de sélection, références, certificat Qualiopi ou NDA du sous-traitant, justificatifs de compétences
Contractualisation (ind. 27)Où est le contrat, et de quand date-t-il ?Contrat de sous-traitance signé avant le démarrage, rattaché à la session
Exigences transmises (ind. 27, 6)Comment le sous-traitant sait-il ce qu'il doit respecter ?Programme, objectifs, modalités d'évaluation transmis ; clause de conformité au RNQ
Compétences (ind. 21)Pourquoi ce formateur, sur cette action ?CV à jour, diplômes, correspondance formalisée compétences/objectifs
Moyens (ind. 17)Les moyens annoncés existent-ils réellement ?Description des moyens du sous-traitant, licences, locaux le cas échéant
Exécution (ind. 9 à 11)La formation s'est-elle déroulée comme prévu ?Émargements, supports, évaluations des acquis, attestations
Suivi / évaluation (ind. 27, 30, 31)Comment avez-vous suivi et évalué cette prestation ?Bilan de la prestation, satisfaction stagiaires, traitement des réclamations
RGPD (transversal)Comment les données stagiaires sont-elles protégées ?Clause RGPD article 28 dans le contrat, mesures de sécurité, sort des données
Déclaration financeur (transversal)Le financeur est-il au courant de la sous-traitance ?Traces de déclaration / transparence dans le dossier de prise en charge

Les erreurs fréquentes et leurs conséquences concrètes

  • Contrat inexistant ou postdaté. Un contrat signé après le démarrage — ou reconstitué avant l'audit — se repère aux dates. Conséquence : non-conformité sur l'indicateur 27, doute jeté sur l'ensemble du dossier.
  • Absence de vérification des compétences. Un sous-traitant mobilisé sans aucune trace de sélection ni de vérification. Conséquence : non-conformité sur les indicateurs 21 et 27.
  • Sous-traitant qui facture directement le financeur. Circuit financier inversé. Conséquence : irrégularité de financement, risque de remboursement, au-delà de la simple non-conformité Qualiopi.
  • Cascade non maîtrisée sur le CPF. Un sous-traitant de rang 2 intervenu sur une action CPF. Conséquence : manquement à la réglementation du financeur, potentiellement lourd.
  • Clause RGPD absente. Conséquence : double exposition, RGPD et qualité.
  • Preuves de la part sous-traitée manquantes. Émargements ou évaluations restés chez le sous-traitant. Conséquence : impossibilité de démontrer la réalité et la conformité de l'action.

Il faut distinguer la non-conformité mineure (écart ponctuel, corrigeable par une action corrective documentée dans le délai fixé) de la non-conformité majeure (défaut structurel du processus, absence totale de maîtrise de la sous-traitance), qui peut bloquer ou suspendre la certification tant qu'elle n'est pas levée. Au-delà de Qualiopi, une sous-traitance dissimulée ou irrégulière expose à un refus de prise en charge ou à un remboursement en cas de contrôle du financeur — un risque financier direct, souvent bien supérieur au coût d'une non-conformité.

10Mettre en place une sous-traitance conforme sans y passer ses nuits

La bonne nouvelle, c'est qu'une sous-traitance conforme n'exige pas de réinventer votre système qualité : elle demande d'y intégrer un processus stable, réutilisable à chaque nouvelle collaboration. Une fois ce processus posé, chaque sous-traitance devient une simple déclinaison, et non un chantier à recommencer. C'est exactement la logique que suit un organisme mature : un modèle de contrat prêt, une grille de sélection type, un espace de dépôt des preuves, et un bilan systématique.

La démarche la plus efficace consiste à raisonner « par action » plutôt que « par indicateur ». Partez de la session que vous vous apprêtez à sous-traiter, et déroulez le fil : qui, avec quel contrat, quelles preuves attendues, quel suivi, quel bilan. En centralisant l'ensemble dans un seul emplacement — comme vous le feriez pour vos propres sessions — vous obtenez un dossier présentable en quelques minutes, cohérent avec le reste de votre système. Cette centralisation est aussi ce qui vous protège le mieux contre l'erreur la plus fréquente : la dispersion des preuves entre vos outils et ceux du sous-traitant.

Beaucoup d'organismes gagnent un temps considérable en automatisant la partie répétitive : génération du contrat de sous-traitance à partir d'un modèle, checklist de preuves à réclamer, relances automatiques au sous-traitant, rattachement des documents à la session. C'est typiquement le genre de tâche où l'IA appliquée à l'organisme de formation fait la différence sur la charge administrative, sans jamais remplacer votre responsabilité de fond. Et si vous démarrez tout juste votre activité, la sous-traitance mérite d'être pensée dès la création de votre organisme de formation, pour éviter d'avoir à tout reconstruire au premier audit. Enfin, gardez à l'esprit que le coût réel de la conformité — y compris sur la sous-traitance — s'anticipe : notre analyse du prix et coût réel de la certification Qualiopi vous aide à budgéter sereinement.

À retenirUne sous-traitance qui passe l'audit sans accroc n'est jamais improvisée. C'est celle où, pour chaque action confiée à un tiers, vous pouvez répondre en un clic à cinq questions : qui, sur quel contrat signé quand, avec quelles compétences vérifiées, quelles preuves d'exécution, et quel bilan. Si ces cinq réponses existent avant l'audit, l'indicateur 27 est acquis.
Checklist express : sous-traitance et Qualiopi
  • Qualifier correctement le montage : sous-traitance, portage salarial ou simple animation par un formateur indépendant.
  • Vérifier et documenter la sélection du sous-traitant (compétences, références, certificat Qualiopi ou NDA le cas échéant).
  • Signer un contrat de sous-traitance avant le démarrage, rattaché à une session identifiable, avec clause de conformité au RNQ.
  • Inclure une clause RGPD (article 28) encadrant le traitement des données stagiaires par le sous-traitant.
  • Interdire ou encadrer par écrit la re-sous-traitance ; la proscrire totalement sur les actions financées par le CPF.
  • Transmettre au sous-traitant les objectifs, le programme et les modalités d'évaluation à respecter.
  • Organiser le flux de preuves : émargements, évaluations, attestations, avec des délais de transmission.
  • Assurer la transparence vis-à-vis du financeur (OPCO, CPF/EDOF, France Travail) et respecter ses règles propres.
  • Ne jamais laisser le sous-traitant facturer ou attester directement auprès du financeur.
  • Recueillir la satisfaction et traiter les réclamations portant sur la part sous-traitée.
  • Réaliser et conserver un bilan de la prestation sous-traitée (indicateur 27).
  • Mentionner explicitement dans la documentation qualité si vous ne recourez à aucune sous-traitance.

Sécurisez vos sous-traitances Qualiopi sans multiplier les contrats à la main

OF Système aide les organismes de formation et CFA à générer des contrats de sous-traitance conformes, à réclamer et centraliser les preuves par session, et à préparer l'indicateur 27 avant chaque audit.

Découvrir les services Qualiopi →

Questions fréquentes

Un sous-traitant Qualiopi doit-il lui-même être certifié ?

Pas nécessairement. Le référentiel n'impose pas que le sous-traitant soit lui-même certifié Qualiopi : c'est le donneur d'ordre, titulaire de la certification et du financement, qui reste responsable de la conformité de la prestation au référentiel. Il doit toutefois s'assurer, preuves à l'appui, que le sous-traitant respecte les indicateurs applicables à l'action confiée. Attention : cette règle générale connaît des exceptions selon le financeur, notamment sur le CPF où la sous-traitance est plus strictement encadrée.

Quelles clauses doit contenir un contrat de sous-traitance Qualiopi ?

Au minimum : l'identification précise des parties, l'objet et le périmètre exact de la prestation déléguée, les objectifs pédagogiques et modalités à respecter, le rappel que le donneur d'ordre reste responsable devant le financeur, l'engagement du sous-traitant à respecter les indicateurs applicables du RNQ, les modalités de suivi et d'évaluation de la prestation, les obligations RGPD (sous-traitance de données au sens de l'article 28 du RGPD), la confidentialité, l'interdiction ou l'encadrement de la sous-traitance en cascade, et les conditions de résiliation. Le contrat doit être signé avant le début de la prestation.

Qui est responsable en cas de non-conformité, le donneur d'ordre ou le sous-traitant ?

Le donneur d'ordre. Vis-à-vis de l'auditeur et du financeur, c'est l'organisme certifié qui a contractualisé la prestation qui porte la responsabilité de la conformité, même quand l'action est exécutée par un tiers. Une non-conformité relevée sur une action sous-traitée est notifiée au donneur d'ordre, pas au sous-traitant. Le contrat de sous-traitance peut prévoir un recours du donneur d'ordre contre le sous-traitant, mais cela ne le décharge jamais de sa responsabilité vis-à-vis du certificateur et du financeur.

La sous-traitance en cascade est-elle autorisée sous Qualiopi ?

Le référentiel Qualiopi ne l'interdit pas en tant que tel, mais elle est fortement déconseillée car elle dilue la traçabilité et la responsabilité. Surtout, pour les formations financées via le Compte personnel de formation, la sous-traitance fait l'objet d'un encadrement renforcé qui interdit notamment la sous-traitance dite de rang 2 (un sous-traitant qui sous-traite à son tour). Avant toute cascade, vérifiez les règles du financeur concerné : sur le CPF, elle est en principe proscrite.

Comment déclarer la sous-traitance au financeur (OPCO, CPF) ?

Les modalités dépendent du financeur. Pour un OPCO, le recours à la sous-traitance et l'identité du sous-traitant doivent généralement être transparents dans le dossier de prise en charge ; certains OPCO exigent une information préalable ou une autorisation. Pour le CPF, l'organisme référencé sur EDOF doit déclarer ses sous-traitants et respecter les plafonds et interdictions prévus par la réglementation. Dans tous les cas, ne jamais faire apparaître le sous-traitant comme l'organisme financé : c'est le donneur d'ordre titulaire du financement qui facture et déclare.

Quelle différence entre sous-traitance et portage salarial de formateurs ?

Dans la sous-traitance, le donneur d'ordre confie tout ou partie de la prestation à un autre organisme ou à un formateur indépendant via un contrat commercial de prestation de services. Dans le portage salarial, le formateur est salarié d'une société de portage qui facture l'organisme client : le formateur porté n'est pas un prestataire indépendant mais un salarié porté. L'indicateur 27 du RNQ vise explicitement ces deux situations : dans les deux cas, le donneur d'ordre doit s'assurer de la conformité de l'intervenant aux exigences applicables du référentiel.

Sources

Cet article s'appuie exclusivement sur des textes officiels et institutionnels, consultés et vérifiés à la date indiquée. Nous réactualisons ces références à chaque évolution réglementaire, notamment lors des mises à jour du guide de lecture et des règles d'encadrement de la sous-traitance, pour garantir une information fiable et à jour.

  1. Décret n° 2019-565 du 6 juin 2019 relatif au référentiel national sur la qualité des actions concourant au développement des compétencesLégifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038565259Consultée le 7 août 2026
  2. Annexe — Référentiel national sur la qualité des actions concourant au développement des compétences (Code du travail)Légifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038591641Consultée le 7 août 2026
  3. Chapitre VI : Qualité des actions de formation professionnelle (Articles R6316-1 à R6316-9) — Code du travailLégifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000038624078/2022-01-01/Consultée le 7 août 2026
  4. Référentiel national qualité — Guide de lecture « Qualiopi »Ministère du Travail et des Solidarités (travail-emploi.gouv.fr)https://travail-emploi.gouv.fr/referentiel-national-qualite-guide-de-lecture-qualiopiConsultée le 7 août 2026
  5. Qualiopi : des précisions sur la sous-traitanceCentre Inffohttps://www.centre-inffo.fr/site-droit-formation/actualites-droit/qualiopi-des-precisions-sur-la-sous-traitanceConsultée le 7 août 2026
  6. Dans quel(s) cas un intervenant (contrat de prestation de services ou de sous-traitance) doit-il être Qualiopi ?Centre Inffohttps://www.centre-inffo.fr/helpie_faq/dans-quels-cas-un-intervenant-par-exemple-sous-contrat-de-prestation-de-services-doit-etre-qualiopi-et-dans-quels-cas-cela-nest-pas-necessaireConsultée le 7 août 2026

L'équipe OF Système

Rédaction · Experts formation

OF Système accompagne les organismes de formation, formateurs et CFA avec 57 services IA pour la conformité Qualiopi, le financement, l'ingénierie pédagogique et la gestion administrative. Nos contenus sont rédigés par nos agents experts du secteur.